dimanche 11 octobre 2009

Je cherche, je cherche…

Je cherche une idée de roman.

« Sonate en fou mineur » a été publié en février, et j’ai terminé un manuscrit il y a deux semaines. Maintenant, je suis en manque. Il y a un vide en moi qui a besoin d’être comblé : le désir d’écrire.

Aucun sujet ne m’attire particulièrement, aucun thème ne s’impose. Et je veux du neuf : un sujet nouveau, et non une variante de ceux que j’ai utilisés.

Chaque matin, je me lève à cinq heures. Je commence par me rendre, en me cognant dans les murs tellement je suis mal réveillé, jusqu’à la douche, d’où je sors un peu moins endormi et plus propre et mouillé. Je me prépare un café au lait, puis je descends dans mon sous-sol et je m’installe à ma table de travail – table dont la photo orne ce blogue.

Je mets de la musique, qui m’aide à me réveiller. J’allume ma lampe de luminothérapie puisqu’on est en octobre. Je prends une feuille blanche, un stylo, et je cherche des idées.

Je cherche quelque chose qui me fascine, une poussière qui pourra germer et de se transformer en baobab.

Une anecdote que j’ai lue, une nouvelle qui m’a frappé. Un thème qui me tracasse et que j’ai envie de développer. Une scène que j’ai vue, un moment vécu et qui m’est resté en tête.

À mon ancien appartement, sur la rue Laurier, j’avais été réveillé une nuit par un bruit effroyable. Trois personnes s’engueulaient dans un logement adjacent et j’entendais tout à travers le mur. Un gars avait perdu la tête et criait des imprécations à sa blonde, qui lui répondait, tandis que le troisième essayait de les calmer. J’avais cogné dans le mur pour les faire taire et le plus énervé avait explosé de rage.

Le gars était furieux parce qu’une fille l’avait critiqué, dans un bar. Cette fille lui avait dit qu’il traitait mal sa blonde, et il criait qu’elle avait peut-être raison tout en engueulant sa blonde et en menaçant de la battre. Je n’ai rien su de plus. Ils ont fini par se taire et ils ont été expulsés de l’appartement dans les jours suivants. Je ne sais même pas à quoi ils ressemblaient.

Cette histoire est banale, et pourtant elle m’obsède. Elle me semble contenir quelque chose qui pourrait faire un roman, mais je n’arrive pas à le saisir…

Qui pouvaient être ces personnes? Étaient-elles aussi médiocres que ce que j’ai cru en les entendant? Si elles étaient célèbres? Si c’étaient des criminels, des acteurs, des fils de politiciens? Sur ma feuille blanche, j’écris des idées.

Si j’avais entendu autre chose à travers le mur? Un secret au sujet de la fille ou du gars qui l’engueulait, un complot? Qu’est-ce que ça pourrait être?

Chaque matin, je cherche, je cherche. J’attends qu’une idée s’impose pour enfin commencer ce que j’ai envie de commencer : écrire un nouveau roman.

2 commentaires:

  1. Moi j'aimerais bien que tu écrives quelques chose qui se passe en Suède puisque tu connais bien ce sujet. Les aventures d'un québécois en Suède ou quelque chose dans ce genre... Bravo pour le nouveau manuscrit terminé!

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  2. @Grominou : c’est vrai que ça serait un bon sujet puisque j’ai vécu 5 ans à Stockholm. J’étais justement de retour là-bas cet été et ça me démangeait d’écrire quelque chose qui se passerait dans ce pays… Mais quelle serait l’histoire? Telle est la question;-)

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